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Infolettre des anciens boursiers, Édition no3

L’infolettre de ce mois-ci porte tout particulièrement sur les sciences et l’innovation qui sont des priorités importantes pour le Canada. En investissant dans les sciences et l’innovation, le gouvernement du Canada montre son engagement solide envers l’accroissement de la productivité des Canadiens et l’amélioration de la croissance et de la prospérité pour tous. Le pays, y compris ses établissements d’enseignement et ses instituts de recherche, collabore aussi en sciences à l’échelle mondiale. Ensemble, les chercheurs canadiens et leurs collègues à l’international travaillent à trouver des solutions à des difficultés complexes faisant face aux nations de par le monde. L’infolettre de ce mois-ci donne aux anciens boursiers canadiens et étrangers de nombreuses façons de rester connectés au domaine des sciences au Canada et au pays dans son ensemble.

Dans ce numéro :

Lumière sur l’Institut Périmètre de physique théorique

Vous souhaitez découvrir un centre de recherche à la pointe du progrès au Canada? L’Institut Périmètre de physique théorique (Institut Périmètre) est un centre de recherche indépendant sur la physique théorique situé à Waterloo, Ontario. En plus de mener des recherches en physique théorique fondamentale, cet institut novateur procure des opportunités de formation et fait part au monde entier d’information fascinante sur les sciences. L’Institut interagit, grâce à des activités publiques et aux réseaux sociaux, avec de nombreux publics pour que le Canada et le monde entier en sachent plus sur les sciences. Par exemple, vous pourrez y trouver des faits intéressants de physique sur les lasers ou découvrir des innovations canadiennes en physique.

L’Institut Périmètre collabore aussi avec de grandes institutions internationales dans le domaine de la physique théorique, dont des instituts au Brésil et en Inde. Ces collaborations peuvent entraîner des découvertes réussies. Par exemple, une collaboration canado-franco-brésilienne a mené récemment à la découverte d’une solution puissante aux interactions de cordes et les chercheurs sont en train de pousser leurs recherches en théorie des cordes. Pour en savoir plus sur les collaborations internationales, consultez la section Partenariats de l’Institut Périmètre.

Pour ce qui est des opportunités de formation, l’Institut propose une maîtrise de physique théorique, un doctorat menant à un diplôme d’une université partenaire, un programme de chercheur boursier en visite et des projets de recherche pour les étudiants de premier cycle. Pour en savoir plus sur ces opportunités, consultez la section Formation de l’Institut Périmètre.

Pour rester connectés aux sciences au Canada, surtout à la physique, suivez les réseaux sociaux de l’Institut : Twitter, Facebook, YouTube et Google+. L’Institut publie une série mensuelle, Slice of PI (Tranche d'IP), qui vous permet de faire part de faits intéressants de sciences grâce à vos réseaux sociaux.1

Le point sur les associations locales d’anciens boursiers

Les infolettres précédentes ont présenté de l’information sur les associations locales d’anciens boursiers qui maintiennent des liens avec le Canada et l’enseignement supérieur canadien. Ces associations offrent différentes activités et ressources à leurs membres. Nous sommes récemment entrés en contact avec trois associations, le Alumni Canada Brasil, l’Association Haïtienne des Anciens Boursiers du Canada et le Canada Alumni Network in Mexico, pour faire le point sur leurs dernières activités et initiatives.

Le Alumni Canada Brasil (anglais seulement) a été créé en 2012 et célèbre cette année son 5e anniversaire. En cinq ans, ce réseau a connu une croissance fulgurante et compte désormais environ 2 000 membres sur Facebook. Il a créé des ressources utiles, dont un guide pour le Programme des futurs leaders dans les Amériques (PFLA) (portugais seulement) et un guide pour le programme Mitacs Globalink (portugais seulement), et a établi un programme réussi de mentorat, intitulé Alumni Mentorship Program (portugais seulement). Le Alumni Canada Brasil célèbre son anniversaire avec ses partisans, dont le Consulat général du Canada à São Paulo, au Brésil et les anciens boursiers, qu’ils soient membres actuels ou futurs.

L’Association Haïtienne des Anciens Boursiers du Canada (AHABCA) travaille sur un plan d’intégration des nouveaux étudiants haïtiens qui commencent leurs études dans la ville de Québec à la session d’automne 2017. De plus, l’association est préoccupée par les défis auxquels font face les migrants haïtiens en Amérique du Nord et envisage d’organiser un colloque cette année au Canada sur la problématique de la migration haïtienne. L’association compte inviter des parlementaires haïtiens pour une intervention sur la question, sans oublier quelques membres du pouvoir exécutif, et des chercheurs étrangers et haïtiens ayant travaillé sur la migration haïtienne au fil du temps. À la fin des activités, l’association a l’intention de proposer un cahier de charges qui comprendra des mesures proposées en vue d’améliorer le bien-être des Haïtiens chez eux. Enfin, l’AHABCA a récemment organisé une conférence portant sur la question « Peut-on parler de science dans les langues créoles? », dans le cadre d’activités soulignant le patrimoine linguistique et culturel des sociétés créoles. 

Le Canada Alumni Network in Mexico (CANIM) vient de devenir membre de la chambre de commerce canadienne au Mexique (CANCHAM). Cette nouvelle initiative, résultant des efforts conjoints des dirigeants de la CANCHAM et du comité de CANIM, devrait avoir des répercussions positives sur les membres de CANIM. Ils auront des opportunités d’établir des liens avec des entreprises canadiennes et de contribuer activement au comité d’innovation et de capital humain qui a récemment été créé. Le CANIM est heureux d’avoir officialisé son partenariat avec la CANCHAM et de partager cette nouvelle avec sa communauté.

Entrevue avec une microbiologiste prometteuse

Amber Paulson

Voici Amber Paulson, du Canada :

  • Boursière du Commonwealth Scholarship Fellowship Plan (CSFP) – Nouvelle-Zélande en 2016-2017;
  • A réussi ses recherches de doctorat en microbiologie moléculaire à AgResearch Limited à Lincoln, en Nouvelle-Zélande, et au New Zealand Institute of Advanced Study du campus Albany de la Massey University;
  • A reçu un renouvellement de sa bourse pour poursuivre ses études doctorales en Nouvelle-Zélande jusqu’en 2019.

Nous avons rencontré Mme Paulson pour en savoir plus sur son expérience du Commonwealth Scholarship Fellowship Plan (CSFP) – Nouvelle-Zélande et sur la façon dont elle a affecté son parcours académique.

Q. Quel type de recherches ou d’études faites-vous actuellement comme boursière en Nouvelle-Zélande?

R. Mes travaux de recherche portent sur la nouvelle bactérie tueuse d’insectes, Yersinia entomophaga (Y. entomophaga), qui est en train d’être transformée en biopesticide contre les insectes agricoles qui sont à l’origine de grandes pertes économiques pour la Nouvelle-Zélande chaque année. À l’aide d’une démarche de « transcriptomique in vivo », je suis en mesure d’étudier tous les gènes exprimés par ce pathogène pendant toute la durée d’une infection, qui procure des données sans précédents sur les stratégies utilisées par Y. entomophaga pour envahir et surmonter les défenses immunitaires de son hôte. J’utilise aussi différentes techniques de microbiologie moléculaire pour étudier davantage la fonction et la localisation des gènes de virulence d’intérêt.

Q. Pourriez-vous nous donner des exemples de réussite ou des moments forts de votre participation au programme de bourses?

R. En ce moment, capturer l’expression du gène bactérien pathogénique dans les tissus hôtes présente plusieurs difficultés logistiques et techniques, dans la mesure où les quelques méthodes existantes ont besoin d’équipement hautement spécialisé et des protocoles généralement très peu pratiques. J’ai créé une nouvelle méthode de transcriptomique in vivo, comparativement plus simple et efficace, qui peut servir à étudier les pathogènes bactériens humains ou des insectes.

J’ai présenté ma méthode de transcriptomique in vivo à la New Zealand Microbiological Society Annual Conference (NZMS) en 2016 à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. J’ai aussi été invitée à faire un exposé à la Entomological Society of America Conference, à Denver, au Colorado, et un exposé de suivi à la NZMS d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, plus tard cette année. J’espère pouvoir publier ces résultats dans une revue scientifique en vue très prochainement.

Q. Décrivez-nous votre expérience à l’étranger comme boursière contribuant à votre parcours académique ou à vos objectifs académiques dans un domaine scientifique.

R. Mon expérience à l’étranger comme boursière a infiniment contribué à mes objectifs académiques de microbiologiste. Puisque la culture d’organismes génétiquement modifiés (OGM) n’est pas autorisée en Nouvelle-Zélande, la communauté de recherche s’impliquant dans la création de nouveaux contrôles naturels efficaces (dont les microorganismes) est très active. Puisque je fais mes recherches au New Zealand Crown Research Institute, j’ai eu la chance de travailler et d’apprendre de chercheurs ayant une longue expérience de l’étude de microorganismes pathogéniques d’insectes, dans l’optique de créer des biopesticides efficaces. Grâce à ces expériences professionnelles fantastiques, j’ai acquis des compétences spécialisées, qui m’aideront à développer ma carrière de microbiologiste travaillant sur les pathogènes microbiens des insectes agricoles. Mon expérience de recherche en Nouvelle-Zélande est très particulière, et j’apprécie avoir l’opportunité d’acquérir des connaissances et compétences aussi incroyables, dans un domaine qui prend de plus en plus d’importance à la lumière des pressions sur les systèmes de gestion agricole et forestière dans le monde.

Q. Avez-vous l’intention de faire des études postdoctorales à la fin de votre bourse (à l’étranger ou au Canada)?

R. J’espère rentrer au Canada pour faire des études postdoctorales ou trouver un emploi comme chercheure scientifique à la fin de mon programme de doctorat. J’aimerais continuer à orienter mes études sur les microorganismes qui infectent ou forment des associations symbiotiques avec des insectes et la création d’agents efficaces de contrôles biologiques.

Q. Encourageriez-vous les étudiants canadiens à faire des études à l’étranger?

R. J’encourage tous les étudiants à envisager de faire des études à l’étranger, surtout si un projet extraordinaire devient possible, qui inspirerait vos travaux de recherche et vous donnerait l’occasion d’acquérir de l’expérience pratique de chercheurs considérés comme des leaders dans le monde dans leur domaine. Il y a de nombreuses opportunités de financement pour financer les études de troisième cycle à l’étranger, notamment du gouvernement canadien (par exemple, des trois organismes subventionnaires) ou le Commonwealth Scholarship Fellowship Plan et d’autres bourses et mécanismes d’instituts de recherche gouvernementaux et/ou académiques internationaux.

Liste des activités académiques et professionnelles

Découvrez ces activités académiques et professionnelles qui auront lieu au Canada en automne 2017.

  • Gender Summit d’Amérique du Nord 11
    6-8 novembre 2017 – Montréal, Québec – Hôtel Le Centre Sheraton Montréal
    Type d’événement : sommet pour les porte-paroles de l’égalité entre les sexes en sciences, innovation et développement
    Organisateurs : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, Fonds de recherche du Québec et Portia Ltd UK
  • Artificial Intelligence World Forum (anglais seulement)
    27-28 novembre 2017 – Toronto, Ontario – The Carlu
    Type d’événement : congrès pour les maîtres à penser dans le monde en intelligence artificielle et apprentissage automatique
    Organisateur : Digital Finance Institute
  • Conférence internationale Arctic Change 2017
    11-15 décembre 2017 – Québec, Québec – Centre des congrès de Québec
    Type d’événement : congrès pour les chercheurs, intervenants et décideurs internationaux sur l’Arctique
    Organisateur : ArcticNet

Restez en contact avec le Canada

Avez-vous fait des études ou des recherches au Canada il y a longtemps et souhaitez rentrer en contact avec le Canada? Ou êtes-vous récemment rentré de votre échange au Canada et l’expérience vous manque déjà? Voici quelques suggestions pour vous aider à rester en contact avec le Canada, où que vous soyez.

Souhaitez-vous retourner au Canada pour pousser vos études ou vos recherches? Si c’est le cas, les liens suivants pourraient vous intéresser :

Communiquez avec nous

L’Association des anciens boursiers du gouvernement du Canada (AABGC) serait heureuse d’avoir de vos nouvelles et de partager vos réussites avec d’autres dans notre infolettre. Pour toute question ou pour tout commentaire, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

Octobre 2017


1 Institut Périmètre de physique théorique, perimeterinstitute.ca/fr

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Date de modification :
2017-10-19