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Témoignage : Mathabo Tsepa

Haute-commissaire actuelle au Canada, Boursière du Programme des bourses du Commonwealth du Canada (2004-2008)

Université de la Colombie-Britannique (Éducation environnementale et sécurité alimentaire, Ph. D.)

Il ne fait aucun doute dans mon esprit et dans mon cœur que ma collectivité au Lesotho, le gouvernement de mon pays, mon alma mater, l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) et le gouvernement et le peuple du Canada qui m’ont soutenue financièrement par l’entremise du Programme de bourses et bourses de recherche du Commonwealth sont tous satisfaits de me voir faire ce bond immense au cours de ma carrière, soit de passer de chargée de cours en éducation environnementale au Lesotho à haute-commissaire en tout juste un an et quelques mois, après l’obtention de mon diplôme auprès de l’une des meilleures universités du Canada – l’UBC, un lieu de l’esprit.

C’est ce que les programmes d’enseignement supérieur international du Canada font : ils préparent les apprenants afin qu’ils aient des compétences et des connaissances sur la façon d’être « toujours prêts », comme les guides et les scouts, pour gérer toute offre d’emploi qui leur est présentée, tout en étant à l’aise. Ce que j’ai appris, c’est que le Canada fournit des programmes d’enseignement efficaces et de qualité, qu’ils sont assez souples pour s’adapter aux besoins et contextes des apprenants, qu’ils viennent de zones rurales éloignées ou urbaines au Lesotho ou de n’importe quel pays d’Afrique, et qu’ils cadrent bien avec le marché mondial du travail d’aujourd’hui. Par exemple, en tant qu’enseignante de sciences de l’UBC, j’étais inscrite à la faculté des sciences de l’éducation. Néanmoins, la souplesse des programmes et des pratiques pédagogiques de l’UBC m’a permis de concentrer ma recherche de doctorat sur l’éducation environnementale et la sécurité alimentaire (même si je n’étais pas à la Faculté d’agriculture). Cette souplesse institutionnelle (ainsi que l’ouverture d’esprit de mon directeur de recherche et du comité) était importante pour moi, car elle m’a permis d’axer mes recherches sur l’amélioration de la sécurité alimentaire des enfants au Lesotho, un sujet qui était pertinent pour moi.

Ce que j’aime le plus de l’UBC, c’est qu’elle prépare stratégiquement les apprenants à être des citoyens du monde qui peuvent apporter des changements positifs à leur réalité, que ce soit dans leur propre collectivité ou à l’échelle de la planète. J’encourage vivement les étudiants africains prêts à faire passer leur thèse de recherche universitaire de la théorie à la pratique à choisir l’enseignement supérieur canadien. Par exemple, le fait d’être devenue orpheline à un jeune âge et d’avoir fréquenté l’UBC, en 2004, en tant qu’étudiante étrangère africaine, m’a amené à établir le centre des jeunes et des ressources communautaires Mohoma Temeng dans mon district rural d’origine de Qacha’S Nek, dans le but d’aider à améliorer le bien-être des orphelins et des femmes au Lesotho grâce à l’agriculture – l’un des thèmes de ma thèse à l’UBC. Et grâce à mon éducation canadienne à l’UBC, qui m’a fourni un environnement favorisant la citoyenneté mondiale, avant de recevoir mon diplôme en mai 2008, le programme Go Global de l’UBC a consenti à envoyer des étudiants faire un apprentissage en service international au centre Mohoma Temeng. Depuis cette date, des étudiants de l’UBC travaillent avec Mohoma Temeng à des activités telles que la construction de 11 latrines à fosse ventilée pour des ménages dirigés par des orphelins. Ils m’aident aussi à établir un centre préscolaire pour les orphelins de moins de six ans. Aujourd’hui, quand je me remémore mes expériences en éducation au Canada et que je pense à mon poste de haute-commissaire, j’ai l’impression que cette éducation internationale m’a vraiment aidée à être une diplomate « sans portefeuille », bien avant que le gouvernement du Lesotho ne me fasse la bénédiction de me choisir comme représentante de mon pays bien-aimé. Je crois que l’enseignement supérieur international au Canada m’a donné la possibilité d’apprendre et de pratiquer la diplomatie publique et les relations internationales et m’a donc préparée à mon poste actuel de haute-commissaire.

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Date de modification :
2016-02-03